Magazine Artension, article de Frédérique Peindarie, 1991.
JEAN-MICHEL FICHOT
Son travail repose sur une démarche intellectuelle extrêmement structurée. L’enjeu: trouver, inventer une forme à mi-chemin entre Figuration et Abstraction. Déformer, créer le mouvement, tel est le moyen de parvenir au « principal de la sculpture ». L’oeuvre de Fichot prend alors sa vraie dimension, apparaissant dans son intégrité comme « liant » des concepts classique et baroque, souvent perçus comme antagonistes. L’accumulation des têtes semble, à quelque distance, figurer la vague d’une mer fictive; des visages alignés verticalement, écrasés, forment à leur tour l’image d’une colonne vertébrale. La « Femme-feuille » , elle, devient végétal… Au-delà d’une oeuvre plastiquement facile d’accès, il faut saluer ce qu’elle masque, à savoir huit années d’une réflexion soutenue et cohérente. Re-construire en déformant: une idée séduisante, une folle entreprise à déceler derrière une expression bien éloignée de la mode.
article de Frédérique Peindarie, 1991.





